L’éléphant qui regarde le monde.

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« L’éléphant qui regarde le monde avec bienveillance et sagesse. »

Pourquoi un éléphant ? Ce petit objet métallique est le cadeau d’un ami. En me l’offrant pour un anniversaire, il m’a dit : « Tiens, il veillera sur toi, il regarde le monde avec sagesse et bienveillance.«  Quand j’ai créé mon activité et cherché un symbole, j’ai pensé à ce petit éléphant de métal tout simple qui me contemple sagement quand je lis et travaille.

L’éléphant a toujours été associé à la mémoire.

Et la mémoire, la transmission d’une mémoire, cela a fortement à voir avec le fait religieux. Le croyant, celui qui fait sienne une religion, entre dans une chaîne de transmission. La tradition, c’est cela étymologiquement : transmettre.

Dans la tradition religieuse de l’hindouisme, un dieu est particulièrement populaire. C’est le dieu Ganesh, représenté avec une tête d’éléphant. On le trouvera dans presque toutes les boutiques du quartier « indien » de Paris autour de la Gare du Nord.

Toujours dans l’hindouisme, la monture du dieu Indra est un éléphant, Airavata. Et dans le bouddhisme, la reine MayaDevi, mère de Siddharta Gautama, le Bouddha, rêve pendant sa grossesse qu’un éléphant blanc lui offre une fleur de lotus.

Quant à Muhammad, la tradition musulmane affirme qu’il est né « l’année de l’Eléphant », et le Coran contient une sourate de l’éléphant (sourate 105).

 

Haroun Al Rashid, calife abbasside de Bagdad offre un éléphant blanc à Charlemagne en 797, empereur qui restaure le « saint empire romain ». Un éléphant déjà dans cette relation emblématique entre le monde musulman et le monde occidental !

 

 

L’éléphant est présent aussi dans les contes. Il y a bien sûr la fable(issue du jaïnisme) des  six aveugles et de l’éléphant qui illustre la doctrine de l’Anekantavada. Premier exercice d’autodéfense intellectuelle, et belle parabole des vérités complémentaires ! Pourquoi ne pas y voir aussi une métaphore des différentes voies d’approche de l’Absolu que sont les religions ou les chemins de la philosophie ?

Je me souviens surtout d’un conte qui a fait le bonheur de mon enfance : celui de « l’enfant d’éléphant à l’insatiable curiosité » (Rudyard Kipling : Histoires comme ça). J’ai fait mienne cette curiosité de comprendre le monde, les humains, ce qui les meut intérieurement, les rassemble ou, hélas, les divise.

C’est à cause de tout ceci sans doute que c’est ce petit éléphant fétiche que vous voyez aujourd’hui sur ce site, dans l’identité visuelle de Vincent Cabanel Conseil